La FPT au ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport
Dossiers FPTFC / Métiers trad. masculins / Documentation / Châtelaine, nov. 1997 / Nadia Montmini
Nadia Montminy
Carrelage
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Renée au travail

Nadia Montminy est carreleuse diplômée. Avant de s'inscrire à ce programme d'études, elle ne savait rien du métier. « Je venais de terminer mon cinquième secondaire pour adultes, dit-elle. C'est une annonce dans un journal qui a piqué ma curiosité. Pourquoi pas, me suis-je dit. Et j'ai adoré ça. Le monde de la construction fut pour moi une merveilleuse découverte. » À tel point qu'aujourd'hui, Nadia rêve d'apprendre un deuxième métier. Et peut-être même un troisième. « J'aimerais suivre un cours de briquetage ou de menuiserie. »

Le fait d'être la seule fille dans une classe de 17 élèves ne l'a nullement intimidée. Cette sous-représentation des femmes dans les métiers non traditionnels, Nadia l'explique par une certaine crainte et le manque d'information. « Mais les choses changent », ajoute-t-elle.

Aujourd'hui, la pose de la céramique, du marbre ou du granit n'a plus de secret pour elle. Toutefois, six mois après la fin de son cours, Nadia n'a toujours pas décroché d'emploi. Sent-elle une certaine résistance de la part des employeurs éventuels du fait qu'elle est une femme ? « Non. Je crois que la vraie raison, c'est la mauvaise situation économique. » De toute façon, Nadia Montminy ne demande pour l'instant que d'acquérir un peu d'expérience. Ensuite, qui sait, elle apprendra peut-être le métier de menuisier, voire de briqueteur. Mais déjà, elle caresse le rêve de s'établir un jour à son compte.

Mise à jour : Novembre 2004