Info FPT Promotion Twitter Facebook LinkedIn

Clément Gauthier, élève, mécanicien puis enseignant

Publié le : 12 Décembre 2022

Clément Gauthier revient sur son métier d’enseignant en mécaniques de véhicules lourds routiers au CFTR de Saint-Jérôme et sur la première édition des Laurentides du Défi des recrues des 23 et 24 novembre 2022.

Le DEP en mécanique de véhicules lourds, comment le présenterez-vous rapidement ?

Clément Gauthier a commencé son métier d’enseignant en 2015 au CFTR de Saint-Jérôme.

En une phrase, je dirais que c’est une formation très complète puisque l’on couvre l’entièreté du véhicule, du pare-chocs avant au pare-chocs arrière. Par la suite, je présenterais les 24 compétences de façon générale. En termes de durée, on parle d’environ deux ans avec un stage de deux semaines.

Un mécanicien, dès les premiers jours, va chercher des salaires horaires autour de 22 $ l’heure qui augmentent avec l’expérience jusqu’à 40 $ l’heure, soit des salaires annuels allant de 40 k à 80 k par année. Les perspectives de placement sont excellentes puisque tous nos élèves se trouvent un emploi en sortant de leur formation. Ils travaillent parfois déjà et finissent en parallèle leur DEP. Une formule gagnante pour les élèves et les employeurs de la région.

Les mécaniciennes et les mécaniciens de véhicules lourds routiers réparent des moteurs diesels, des systèmes d’alimentation et d’injection, des freins, des transmissions ou tout autre système défectueux. Ils diagnostiquent les pannes sur des camions, des autobus et des véhicules d’urgence, et entretiennent les différents systèmes des véhicules lourds. C’est un métier pour ceux qui aiment résoudre des problèmes et qui possèdent un esprit d’analyse. Un emploi comme mécanicien de véhicules lourds routiers réclame des habiletés manuelles et une personnalité appliquée et méthodique.

Inforoute FPT, DEP en Mécanique de véhicules lourds routiers

Comment restez-vous au courant des pratiques de l’industrie ?

Avant d’être enseignant, Clément connaissait déjà bien les lieux pour y avoir travaillé comme mécanicien et avant cela comme élève !

C’est un domaine qui évolue rapidement d’année en année. Par exemple, du point de vue technologique, les systèmes antipollution ont drastiquement changé. On parle également de plus en plus d’électrification des transports, le processus de refonte du programme est justement en cours et on devrait avoir des nouvelles d’ici 2023 ou 2024.

Pour revenir sur la question de l’actualisation de nos connaissances, on a plusieurs façons de rester informé, j’en pointerais deux.

Premièrement, l’Association professionnelle des enseignants en équipement motorisé du Québec organise annuellement des colloques de deux jours pendant lesquels les enseignants se rassemblent et échangent. À cette occasion, on nous propose des formations sur les nouvelles technologies ce qui nous permet de renforcer certaines compétences que l’on enseigne.

Deuxièmement, les visites de stage en entreprise nous offrent aussi la possibilité aussi de rester à jour. On en profite pour discuter avec les employeurs et nos élèves qui pointent parfois certains éléments sur lesquels ils auraient aimé en savoir plus dans le cadre de la formation.

C’est important que le DEP réponde aux besoins du marché du travail. Dès lors on s’efforce, en gardant un lien constant avec l’industrie, de proposer des enseignements en adéquation avec ce que les élèves vont devoir plus tard exécuter comme tâches.

Tu as choisi le métier d’enseignant, pourquoi ?

Selon Clément, il est important que le DEP réponde aux besoins du marché du travail. Les stages en entreprise permettent par exemple, pour les enseignants, de discuter avec les élèves de compétences qu’ils aimeraient renforcer lors de leur formation.

J’ai commencé en tant qu’enseignant en 2015, mais je gravitais en fait dans le milieu de l’enseignement depuis près de 15 ans. Après avoir réalisé mon DEP en mécanique de véhicule lourd, j’ai ensuite été embauché par le CFTR de Saint-Jérôme qui avait besoin d’un mécanicien. Les tâches consistaient à assurer le contrôle, l’entretien et la réparation des véhicules utilisés dans le DEP. Je passais ainsi du rôle d’élève à celui de mécanicien au sein de la même structure.

Après une quinzaine années en tant que mécanicien, j’ai fait une première expérience en tant qu’enseignant à l’occasion d’un remplacement temporaire d’un collègue parti en congé maladie. Par la suite, un poste d’enseignant a été créé et j’ai postulé. Ma candidature a été retenue et je travaille depuis comme enseignant.

Élève, mécanicien et maintenant enseignant, j’ai donc finalement toujours gravité dans le milieu du DEP et j’ai le privilège de pouvoir partager mes connaissances et accompagner les personnes qui souhaitent en savoir plus sur la mécanique des véhicules.

Vous avez vécu le Défi des recrues, qu’en avez-vous pensé ?

C’était la première fois que j’entendais parler du Défi des recrues. J’ai été impressionné par cette formule de présentation des métiers, à la fois pour les jeunes, mais aussi l’équipe d’enseignants qui aide à l’organisation des défis.

Ces deux dernières années n’ont pas été faciles pour les jeunes et d’avoir l’occasion de les inviter au CFP et de les voir essayer les différents métiers, c’était super. Même s’ils n’iront pas forcément tous en FP, cela va peut-être semer certaines idées, ne serait-ce que de les pousser à finir leur secondaire.

Auparavant, on avait des expos-carrières sous la forme de kiosque avec des questions-réponses. Mais parfois l’élève peut être gêné de poser des questions alors que là on l’amène à essayer directement un métier. Bien que le Défi des recrues nécessite un investissement en termes de ressources humaines, cela en vaut la peine et je pense d’ailleurs que le Défi des recrues devrait avoir lieu chaque année.