Avez-vous encore envie de vous lever pour aller travailler ?
Ce n’est pas toujours facile d’avoir de l’énergie tous les jours. Mais si votre emploi vous cause une démotivation persistante, une fatigue mentale constante ou une impression de “survivre à la semaine”, ce n’est pas anodin.
À surveiller :
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vous vous sentez vidé avant même de commencer
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vous comptez les heures dès le matin
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vous n’éprouvez plus aucune fierté liée à votre travail
À retenir : la routine est normale, la détresse chronique ne l’est pas.
Votre environnement de travail est-il vivable ou toxique ?
Le stress est présent dans la majorité des milieux de travail. La question, c’est le niveau, et surtout la cause.
Posez-vous ces questions :
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Est-ce le rythme, la pression ou le manque de soutien ?
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Est-ce le patron, l’équipe ou la culture interne ?
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Est-ce le conflit, l’intimidation, l’instabilité ?
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Est-ce que vos limites sont respectées ?
Objectif : distinguer ce qui vient du poste, de l’entreprise, du secteur, ou d’un épuisement personnel plus global.
Parfois, ce n’est pas le métier le problème : c’est le contexte. Ne changez pas de carrière alors qu’un changement d’employeur pourrait suffire.
Avez-vous l’impression d’utiliser votre plein potentiel ?
Un emploi peut être stable, correct, mais frustrant, parce qu’il ne vous permet pas de vous réaliser.
Demandez-vous :
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Est-ce que j’apprends encore ?
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Est-ce que je progresse ?
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Est-ce que je me sens compétent et utile ?
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Est-ce que je suis fier de ce que je fais ?
Quand vos forces ne sont pas exploitées, vous vous éteignez à petit feu.
Le plus grand risque, ce n’est pas de ne pas être bon, c’est de devenir indifférent.
Votre travail vous permet-il de respirer financièrement ?
La réorientation est un projet de vie. Et tout projet a besoin d’une base : une stabilité financière minimale.
Questions utiles :
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Votre emploi couvre-t-il vos besoins essentiels ?
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Vous permet-il d’épargner, ou de simplement éviter de vous endetter ?
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Pouvez-vous envisager un logement, une famille, un retour aux études, des projets ?
La précarité n’est pas seulement un chiffre : elle impacte le stress, l’estime de soi et la santé.
Conseil pragmatique : une réorientation réussie se planifie comme un changement de trajectoire, pas comme une fuite en avant.
Vous voyez-vous encore dans ce secteur dans 10 ans ?
C’est une question qui tranche le débat.
Imaginez-vous :
Si votre réponse est non, approfondissez :
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Est-ce que je veux changer de poste ?
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Ou carrément changer de métier ?
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Est-ce que mes compétences peuvent être transférées ailleurs ?
Souvent, la réorientation n’est pas un saut dans le vide : c’est une transition intelligente vers un domaine plus aligné.
Avez-vous l’impression d’être utile ?
Contrairement à ce qu’on croit, le salaire n’est pas toujours le premier moteur de satisfaction au travail.
Ce qui pèse lourd, c’est :
Un emploi peut être payant, mais vide de sens. Et à long terme, ce vide finit par coûter cher.
Indice fort : quand votre travail n’a plus aucune signification pour vous, la démotivation devient structurelle.
Connaissez-vous vos forces (les vraies) ?

Une réorientation solide ne commence pas par “Qu’est-ce que je pourrais faire ?”
Elle commence par : “Qui suis-je quand je fonctionne bien ?”
Prenez un moment pour nommer :
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vos forces naturelles (ce que vous faites facilement)
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vos qualités relationnelles (ce qu’on apprécie chez vous)
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vos talents (ce que vous faites mieux que la moyenne)
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vos intérêts (ce qui capte votre attention sans effort)
Après des échecs, un licenciement ou une période difficile, on perd souvent confiance. Pourtant, vos forces sont encore là : elles sont juste moins visibles.
Signaux clairs qu’une réorientation est à envisager
Vous devriez vous poser la question sérieusement si :
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vous êtes épuisé en permanence
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vous n’avez plus aucune motivation, même après du repos
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vous sentez que vous “vous trahissez” en restant
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votre travail vous rend irritable, triste ou cynique
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votre santé mentale ou physique en prend un coup
Avant de tout changer : faites un mini-diagnostic
Pour éviter une décision impulsive, demandez-vous :
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Est-ce le métier ou le poste ?
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Est-ce la profession ou l’environnement ?
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Est-ce mon travail ou ma situation de vie actuelle ?
Une bonne réorientation n’est pas un coup de tête : c’est une décision construite.
Prochaine étape
Si plusieurs questions vous donnent un “oui” inconfortable, c’est probablement le bon moment pour parler à un conseiller d’orientation.
Il pourra vous aider à :
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clarifier vos intérêts et vos aptitudes
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identifier des métiers compatibles
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valider des formations réalistes (DEP, ASP, AEP, DEC, AEC)
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bâtir un plan de transition concret (et financièrement viable)