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Sandra Lazar, carrossière, vise l’excellence!

Publié le : 21 août 2023
Sandra Lazar, carrossière, vise l’excellence!

« J’ai eu une belle enfance. Je suis né à Montréal dans une famille d’origine roumaine. Mon frère aîné étudie à l’université. J’ai fait de la natation compétitive pendant huit ans, mais j’ai arrêté au milieu du secondaire.

Mes parents voulaient que j’aille moi aussi à l’université. J’ai trouvé l’école primaire et le secondaire assez faciles. J’avais de bonnes notes. J'envisageais de m'orienter vers les sciences. Quand je suis allée au cégep en sciences humaines et mathématiques, je n’ai pas de difficulté particulière, mais je n’ai pas aimé ça. Si bien que j’ai fini par abandonner. »

Passion automobile

Passion automobile

« J'ai l'impression que depuis l’enfance, j'ai été plus intéressée par le sport et les choses stéréotypées masculines. J’ai toujours eu de l’intérêt pour les voitures, et particulièrement l'aspect esthétique des voitures. J’en ai pris conscience lorsque j’étais un peu perdue au cégep et là je me suis dit : « Hmm, peut-être que je devrais essayer ça? » J'avais un ami qui suivait le programme de carrosserie et nous parlions souvent des options qui s'offraient à moi; il appréciait sa formation et ça m’apparaissait très cool. Je me suis donc lancée.

Au départ, cette idée d’aller en formation professionnelle a déplu à mes parents. C’était très difficile pour eux d’accepter parce qu’en tant qu’immigrants, la formation professionnelle est perçue comme quelque chose de moins bien que l’université et ils voulaient le meilleur pour moi. Heureusement, aujourd’hui, mon père a fait du chemin et me supporte comme je réussis bien. »

En décidant de suivre une formation professionnelle, je suis fière de m'être sortie d'une situation où j'avais l'impression de ne pas progresser, de ne pas grandir et de ne pas apprendre, et de m'être mise dans une situation où maintenant, je me sens heureuse et je sais que je n'aurai pas de regret.

Sandra Lazar, championne québécoise en Carrosserie

Formation anglophone de qualité

« J’ai choisi le CFP de Verdun, car c’est la seule école publique anglophone dans les environs. À cette école, j'ai appris tellement de choses en moins d'un an. J'ai l'impression qu'au cégep, c’était différent. Dans mon centre de formation, ça se passe très bien, mes professeurs sont passionnés par leur métier ce qui rend chaque journée intéressante. J'aime aussi le fait que ce soit un petit groupe de dix élèves; je connais tout le monde et les amitiés se développent. C'est un bon environnement dans l’ensemble.

La formation est très complète. Ils nous apprennent à partir de zéro. À utiliser les outils. Toutes les bases. Tant que vous avez confiance en vous et que vous croyez en vos capacités, vous n'avez pas besoin d'autres choses pour vous lancer, car on nous apprend absolument tout. »

Un fait méconnu sur la carrosserie

Un fait méconnu sur la carrosserie

« À mon centre de formation, nous avons une section où nous apprenons à souder. Je ne savais pas que c'était une partie si importante de la carrosserie automobile. J'ai adoré ça et on peut même se lancer dans une carrière où on ne fait que souder toute la journée. C'est quelque chose que les gens ne connaissent pas et c'est vraiment cool d'apprendre une toute nouvelle technique. »

Attitude gagnante

Attitude gagnante

« Pour réussir dans ma formation, il faut croire en soi, mais je pense que tout le monde peut y arriver. Personnellement, j’ai dû me défaire de mes vieilles habitudes, comme le fait de ne pas être assidue en classe. Au cégep, il est très facile de sauter des cours et de les rattraper, mais ici, comme tout est condensé, je préfère demeurer attentive et ne pas m’absenter inutilement. Je termine mon DEP en novembre de cette année. »

« Il y a une autre fille dans mon groupe, mais sinon, il n’y a que des gars. Avant de rejoindre le programme, je craignais que les garçons soient bizarres ou qu'ils ne m'acceptent pas en tant que fille. Mais je suppose que j'ai eu de la chance ou que les choses ont changé, mais tout le monde m'a bien acceptée et soutenue et je n'ai pas été discriminée.

En tant que membre de la communauté LGBT+, j'étais inquiète au sujet de mon intégration, mais en fin de compte… tout le monde a été super normal.

Je fais également un stage en ce moment et personne, rien de bizarre ne s'est produit. J'ai beaucoup de chance, j'imagine. »

 

Les olympiades québécoises 

Les olympiades québécoises 

« Je pense franchement que les gens ne connaissent pas beaucoup les métiers en général. Lorsque j'ai participé aux Olympiades, j'ai été très surprise de voir combien il y avait de métiers, et je ne le savais pas auparavant. Il serait intéressant de faire venir des gens de métier dans les écoles et d'en parler davantage. Je n'ai pas eu cette chance dans mon école secondaire; les métiers étaient passés sous silence et presque regardés de haut. »

« Mon professeur m'a parlé des Olympiades québécoises des métiers et des technologies. J'étais un peu réticente parce que je n'avais pas l'habitude de participer à des activités parascolaires. Mais il me les a bien vendues, et cela avait l’air cool, je suppose. Je me suis inscrite, car j'avais le sentiment que cela pourrait m'ouvrir des portes, alors je ne voulais pas passer à côté.

L’entraînement a été très intensif. Je suis venue à l'école environ cinq week-ends d'affilée, je me présentais tous les jours de la semaine; c'était mon choix parce que je ne voulais pas participer dans une compétition sans me sentir prête et mon entraîneur m'a beaucoup soutenue.

Mon expérience a été très positive. Je suis heureuse d’avoir participé et j’ai beaucoup appris. »

Les compétitions canadiennes

« Entre la finale à Québec et celle à Winnipeg, j’ai trouvé cela abrupt. Les olympiades canadiennes ont eu lieu une semaine et quelques jours après les provinciales. J'ai dû apprendre quelques nouvelles compétences, pas à partir de zéro, mais que je devais maîtriser et sur lesquelles je n'avais pas vraiment eu le temps de travailler. Je me suis donc sentie très pressée et un peu épuisée après m'être entraînée si dur. Tu dois te pousser pendant une semaine de plus, te présenter et faire de ton mieux encore une fois. C'était difficile physiquement et mentalement. Mais la compétition à Winnipeg s’est tout de même bien déroulée. Je n'ai pas gagné, mais c'était amusant! »

En perspective

« Je suis féministe : je crois en l'égalité entre les femmes et les hommes. Je pense qu'on dit aux femmes qu'elles ne peuvent pas faire ce genre de métier, que c'est physiquement difficile et qu'elles sont trop faibles, et aussi qu'elles risquent de ne pas être traitées équitablement et acceptées. Ce n’est pas vrai.

Après l’obtention de mon diplôme, je pense travailler à temps partiel dans mon domaine, puis peut-être aller à l'université en ingénierie, mais ce n'est pas encore décidé. Peu importe que la carrosserie devienne mon métier pour le reste de ma vie ou non, je vais acquérir ces compétences pour le reste de ma vie. Je n'aurai aucun regret. »

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