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Gaëtan Receveur, l’importance de se réinventer

Publié le : 16 Mai 2022

La réalisation de cet article est le fruit d’une collaboration entre Compétences Québec et Québec métiers d’avenir. Ce portrait fait partie de la série Diversité FPT, une initiative soutenue par la Fondation RBC et réalisée par Compétences Québec. Cette série vise à proposer une diversité des points de vue sur la formation professionnelle et technique au Québec et les métiers spécialisés au Québec.

Montréal est la dixième ville où vit Gaëtan Receveur. Il faut mentionner que le jeune homme, né à Metz dans la région de Lorraine, est le fils de deux membres des Forces armées, ce qui l’a amené à vivre aux quatre coins de la France. Enfant, il n’aimait pas beaucoup l’école : « C’est encore le cas, je m’ennuie vite », confie-t-il. Cela ne l’a pas empêché d’obtenir un bac professionnel en dessin industriel en 2012, avant de joindre la gendarmerie française où il a travaillé pendant cinq ans.

En 2019, première réorientation professionnelle : Gaëtan étudie dans une école de photographie à Paris. Il évolue ensuite comme photographe dans l’événementiel et la mode jusqu’en mars 2020. « Le projet de venir au Québec faisait déjà partie des plans de notre couple, mais la pandémie a créé une conjoncture particulière dans le domaine de l’événementiel, ce qui a accéléré mon envie de changer de carrière. » Il a tout de même dû faire preuve de patience, car sa formation a été retardée à deux reprises lors des premières vagues de la pandémie. En outre, comme bien d’autres étudiants, Gaëtan a également dû s’adapter à la formation à distance, entre deux périodes en présentiel.

Le DEP en soutien informatique

Gaëtan Receveur a choisi un DEP en Soutien informatique au CFP Léonard-De Vinci

L’envie de quitter la France tout en profitant d’une formation gratuite a décidé l’ancien photographe à traverser l’océan pour venir se former au Québec : « L’idée de voyager, de vivre ailleurs, m’a toujours attiré. J’aime la découverte, les nouvelles rencontres. Le mot impossible ne fait pas partie de mon vocabulaire. En outre, je cultive une passion pour l’informatique depuis très longtemps, et je voulais développer mes connaissances dans ce milieu. Le DEP en soutien informatique rejoignait mes champs d’intérêt. Plus on avance, plus ça me plaît. De plus, cette formation offre des possibilités d’avancement intéressantes. » Il terminera en juin sa formation au centre de formation professionnelle Léonard-De Vinci, dans l’arrondissement Saint-Laurent, à Montréal.

Vous pouvez consulter les autres vidéos liés à la formation et au métier sous l’onglet Liens utiles et vidéos de la page programme du DEP en Soutien informatique.

Dans les avantages retenus par le jeune homme, il y a le fait que les enseignants sont des professionnels du milieu, ou d’ex-professionnels. « Ils connaissent le terrain, ce qui est important. » Gaëtan attend beaucoup du stage qui terminera sa formation : « Mon objectif est que mon stage débouche sur un emploi. Ce sera aussi le moment de tout mettre en pratique dans des conditions réelles. »

À deux, c’est bien

Le projet d’immigration de Gaëtan démarre en 2020. La pandémie retarde légèrement le départ mais Gaëtan, accompagné par sa conjointe, finit par s’installer dans le quartier de Verdun à Montréal.

C’est avec sa conjointe, titulaire d’un visa de vacances-travail, que le jeune homme a osé faire le grand saut. Ensemble, ils se sont installés à Verdun. Tous deux, ils ont été heureux de l’accueil reçu et de l’atmosphère dans les milieux de travail : « Au Québec, je trouve que l’employé n’est pas seulement un employé. On s’intéresse au bien-être de la personne, son opinion compte et on l’encourage dans son travail. »

Les défis de la réorientation

Dans les avantages retenus par Gaëtan il y a le fait que les enseignants sont des professionnels du milieu ou d’ex-professionnels.

Aujourd’hui, la reconversion professionnelle n’est plus marginale. Le marché du travail est en constante évolution depuis 30 ans et les nouvelles générations ont davantage de chance de vivre plusieurs « vies » professionnelles. Par choix, par obligation de la vie ou par désir profond de vivre autre chose.

Peu importe la raison, le changement occasionne du stress. La possibilité d’échec est présente. Quitter un emploi dont on maîtrise les codes afin de se lancer dans l’inconnu demande du courage. Il faut s’assurer d’être bien conscient des difficultés qui seront rencontrées dans le processus, nous dit Gaëtan, comme de concilier les études et le travail :

« Étudier à temps plein et travailler à temps partiel en parallèle demeure très exigeant. Les journées sont longues et la fatigue s’accumule. Il faut réussir à trouver l’équilibre, tout en parvenant à boucler son budget. Cela demande également un esprit ouvert pour découvrir et accepter les nouvelles manières de travailler. »

L’importance de s’informer

« Étudier à temps plein et travailler à temps partiel en parallèle demeure très exigeant. Les journées sont longues et la fatigue s’accumule. Il faut réussir à trouver l’équilibre, tout en parvenant à boucler son budget.

Gaëtan a trouvé difficile de s’y retrouver dans les formations offertes au Québec, entre ce qui est possible et impossible, et c’est pourquoi il considère qu’un organisme comme Québec Métiers d’avenir offre une aide essentielle : « Ils m’ont guidé pas à pas pour bien faire les choses, dans le bon ordre. Ce sont aussi eux qui m’ont mis en relation avec les écoles et les bons répondants, ce qui peut être compliqué lorsqu’on essaie de communiquer de l’étranger. »

Québec Métiers Avenir

Une carrière en informatique

Les techniciens en soutien informatique, qu’on appelle aussi parfois des agents de centre d’appel, des opérateurs ou des conseillers, configurent et mettent à jour des systèmes d’exploitation dans les ordinateurs, des logiciels et des périphériques. Les diplômés en soutien informatique travaillent dans le secteur public ou privé, dans de petites et grandes entreprises. Le taux de placement atteint 84 % au Québec, et le salaire du débutant se situe entre 14 $ et 21 $ l’heure.

L’agent en soutien informatique est un employé vital dans une entreprise, car c’est lui qui fournit de l’assistance technique lorsqu’un problème informatique survient. Il guide les usagers dans l’utilisation des outils informatiques. Dans le cadre de leurs fonctions, les agents en soutien informatique gèrent les accès aux ressources d’un réseau, les opérations de sauvegarde et les procédures de sécurité. Dans un commerce, ils conseillent les clients.

« C’est un métier où il faut être attentif, empathique et curieux. Il faut se tenir informé, car c’est un domaine qui évolue constamment. Il est important de poser des questions et de se garder informé des nouveaux outils et produits qui entrent sur le marché. »

Gaëtan Receveur, élève en Soutien informatique

Le site ExpressoJobs.com a dressé une liste des 20 métiers liés au Web les plus recherchés, basés sur des rapports d’Emploi-Québec, Robert Half Technology et TECHNOCompétences; le métier d’agent de soutien technique en fait partie. Douze mille postes en informatique sont à pourvoir dans la province actuellement!

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